Savanes de Guyane : entre nature et culture
Les savanes de Guyane, réparties sur la bande littorale, occupent seulement 0,3% du territoire. Elles sont soumises à de nombreuses pressions anthropiques mais sont également menacées par la prolifération de deux espèces exotiques envahissantes : Acacia mangium et Melaleuca quinquenervia. Ces milieux sont rares, fragiles et menacés. Par ailleurs, elles présentent une forte valeur patrimoniale, culturelle et naturelle. Dans un objectif de conservation de ces espaces aux multiples facettes, un travail collaboratif est mené depuis 2010. Celui-ci allie études sur la biologie/l’écologie et sur les aspects sociaux et culturels des savanes du littoral. Ainsi, entre 2010 et 2015 (projet LIFE CAP DOM), des travaux ont été menés sur l’écologie des savanes, l’impact des feux et la gestion de l’Acacia mangium. Ces travaux ont été combinés à une approche anthropologique dont les recherches ont permis de faire le point sur les usages passés et présents de ces espaces par les population dans le cadre de pratiques de culture, d’élevage, de chasse et de pêche, et de mettre en évidence des controverses autour de certaine pratiques comme le brûlis, ou la transformation des savanes en pâture pour les bovins par les agriculteurs.
Suivez à travers ce Café des Sciences, réalisé le 26/11/2020 au bar Hitbox à Cayenne, l'intervention de Alizée Ricardou, responsable de projets au GEPOG (Groupement d'Etude et de Protection des Oiseaux de Guyane), et de Marianne Palisse, maître de conférences en anthropologie à l’Université de Guyane et chercheuse à l’USR mixte LEEISA (Laboratoire Écologie Évolution, Interactions des Systèmes Amazoniens – USR 3456, CNRS/UG/Ifremer) équipe Ethnyc (Ethnoécologie et dynamiques culturelles)